Le temps d’agir

COVID-19 est notre dernier rappel à l'ordre.  Le Canada, et le monde entier, vie  sur du temps emprunté.  Nous devons mettre fin à ce que nous avons fait à la nature et à nous-mêmes.  Nous devons prendre un nouveau départ.

Nous devons nous diriger rapidement vers une économie juste et verte, en réorientant notre société pour nous éloigner de la consommation inutile qui ne cesse de croître et pour nous orienter vers la justice sociale, la durabilité écologique ainsi que le bien-être social, culturel et matériel.

Nous présentons ici notre projet économique.  Il aborde dans une mesure égale les maux économiques auxquels nous sommes confrontés et l'urgence écologique dans laquelle nous nous trouvons.  Pour plus de détails sur cette dernière, voir « Répondre à l'urgence écologique ».

L'économie du Canada a laissé tomber le territoire, ses habitants et le monde entier.

Notre économie est en train de détruire les fondements de notre existence.  Elle détruit la terre et l'eau, empoisonne l'air et détruit la nature.  Cette économie a créé une société ravagée par la pauvreté, l'injustice, l'inégalité, le sexisme et le racisme.

La défense, la protection et la conservation de la terre et de ses habitants ne peuvent être séparées de la création d'une société et d'une économie véritablement humaines.  La terre réclame un peuple libéré de la cupidité et du besoin, uni par des idéaux communs de justice, d'égalité et de respect.  Cependant, aucune nation ne survivra si elle ne s'engage pas, en paroles et en actes, à respecter sa terre, ses eaux, l'air qui la recouvre et tout ce qui vit en elle, tout en coopérant avec d'autres nations engagées de façon similaire.

L'économie canadienne a substitué le profit pour le progrès

L'économie canadienne est organisée pour piller la nature et pour nourrir les financiers du monde entier.  Notre pays détruit l'environnement parce que le profit est son moteur.  En 2015, le Canada a exporté pour 181 milliards de dollars de minéraux, soit vingt fois plus que ce que ses habitants ont consommé chez eux, et 56 milliards de dollars de produits de la terre, soit deux fois plus que ce que ses habitants ont consommé chez eux.  Son économie, issue de la colonisation, est dépendante de l'exploitation des terres expropriées des peuples indigènes.

Sur le plan intérieur, l'économie du Canada surmonte le fossé qui sépare ses peuples d'origine et ses colons.  Ses entreprises spolient les terres, tant au Canada qu'à l'étranger.  Elles aliènent les amis naturels des Canadiens — les peuples indigènes sur les territoires desquels le Canada se trouve, et les peuples colonisés du monde entier.  La Bourse de Toronto est la place boursière préférée du monde minier, car elle est l'une des moins réglementées au monde.  Elle exporte vers le reste du monde les habitudes des colons en matière d'exploitation non responsable.

La plus grande partie de la fabuleuse richesse produite par cette économie va à quelques privilégiés, ce qui fait que le Canada n'a pas les moyens d'offrir des revenus décents et des services sociaux au plus grand nombre.  La plupart des Canadiens vivent à un ou deux chèques de paie de la pauvreté.  En ce qui concerne les services sociaux, dans le contexte du test de stress du monde réel qu'est la pandémie, par exemple, notre système de soins de santé a été humilié par ceux des pays beaucoup plus pauvres qui ont réussi à maîtriser la pandémie en privilégiant simplement les soins par rapport au profit.

Au cours des dernières décennies, alors que les gouvernements ont cédé davantage au pouvoir des entreprises, nos services publics et notre sphère publique se sont détériorés et le tissu social s'est encore affaibli.

Le gouvernement Harper a détruit les offices de commercialisation des produits agricoles qui protégeaient autrefois les petits agriculteurs et les consommateurs contre les forces voraces des marchés mondiaux des produits de base.  Ni les libéraux ni le NPD n'ont lutté pour les rétablir.

Nous allons reprendre l'économie du Canada.  Nous cultiverons la capacité humaine, la compassion, la créativité et la solidarité.  Nous allons respecter la souveraineté autochtone et créer une société humaine qui respecte et défend la terre sur laquelle elle vit.  Nous reconstruirons la souveraineté alimentaire et agricole pour nous-mêmes et pour nos alliés.

Si nous réussissons, le Canada sera l'un des phares du progrès humain, en menant des activités de développement et de recherche écologiques, en gérant une économie verte, productive et égalitaire et en créant une société et une culture accueillant les idées et les personnes du monde entier.

L'économie canadienne refuse un avenir à ses enfants

Les millions de jeunes qui se mobilisent contre le réchauffement climatique ont lancé un message urgent.  Notre devoir envers eux exige que nous investissions dans le développement culturel, social et intellectuel de la personne — en faisant en sorte que l'économie ne détruise plus la nature, mais améliore durablement la vie matérielle et culturelle de chacun.  On nous dit que les "coûts" sont trop élevés, mais les gouvernements n'hésitent pas à réunir des sommes considérables pour faire la guerre ou secourir les banquiers prédateurs.  L'argent est là.  La question est de savoir à quoi il va servir.

Pour construire un nouvel avenir, il faut investir massivement dans les technologies vertes, dans les écoles, les collèges, les universités et la recherche : dans les soins, la culture et la créativité.  Ces investissements créeront de nombreux nouveaux emplois qualifiés et entraîneront la revalorisation d'un travail jusqu'alors dévalorisé.  Ils mettront fin à la pauvreté, réduiront les inégalités et feront du Canada une plaque tournante mondiale du changement et un modèle de soins pour tous.

Nous reconnaîtrons les effets génocidaires des origines coloniales du Canada et des pratiques coloniales en cours sur les peuples indigènes.  Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour réparer les dommages causés et prévenir d'autres dommages.  Pour cela, il est essentiel de mettre fin à la dépendance du Canada à l'égard de l'extraction et du financement, qui dure depuis toujours, et de transformer son économie pour le bien-être de tous les peuples du Canada.

Nous ouvrirons également un débat sur la vie de qualité et sur ce qui lui suffit.  C'est essentiel si nous voulons avoir une société égalitaire et durable.  Avons-nous besoin d'une consommation de plus en plus inconsidérée de biens et de services épuisant les ressources, financée par une dette ruineuse qui n'enrichit que quelques-uns ?  Une telle consommation améliore-t-elle la qualité de notre vie ?  Quelle est la quantité suffisante ?  N'avons-nous pas besoin de plus de développement intellectuel, physique et culturel ?  Pour offrir des opportunités à tous ?  Pour créer de nouvelles formes d'art, de sport et de nouveaux liens sociaux ?

Un autre Canada est possible, celui du bien-être tout simplement vert.

Le PIB ne peut pas englober le bien-être social et écologique du Canada

La politique économique étant subordonnée à la mesure étroite du produit intérieur brut (PIB), le gouvernement ne fait que servir la destruction de la nature et de l'humanité par les entreprises en les faisant payer en dollars.

Nous allons introduire, et prévoir, trois indicateurs verts et sociaux essentiels :

  • l'empreinte des ressources de l'économie canadienne que nous réduirons en la repensant dans une optique de durabilité ;
  • l'inégalité, que nous réduirons en réduisant l'écart entre les plus riches et les plus pauvres à un maximum de 10:1 ; et
  • la qualité de la vie humaine que nous améliorerons en donnant accès à des revenus, à un logement, à des soins, à une éducation et à un développement créatif adéquats.

Nous fixerons des objectifs de réduction de l'empreinte des ressources et des inégalités et d'amélioration de la qualité de vie pour les entreprises, les organismes publics et le grand public, les ouvrirons à une large consultation publique et mettrons en place des mécanismes de gouvernance garantissant l'accès et le contrôle du public, afin que les Canadiens puissent travailler ensemble pour les atteindre.

Le financement des entreprises a laissé tomber l'économie canadienne

Les Canadiens et les Canadiennes ont des montagnes de dettes.  Alors qu'elles paralysent la vie des gens, elles constituent l'actif des institutions financières canadiennes et internationales et des personnes fortunées, leur remplissant les poches et souvent garées dans des paradis fiscaux, privant les gouvernements canadiens de revenus importants.  Cette combinaison de la misère du plus grand nombre et des privilèges obscènes de quelques-uns est le produit d'un système de crédit qui ne parvient pas à canaliser les investissements là où ils sont nécessaires — dans des investissements productifs verts et socialement utiles, des technologies de transformation, le développement humain et la défense de l'environnement — et les oriente vers l'extorsion financière et la spéculation.

Nous établirons un système bancaire au service des personnes et de l'environnement.

Les partis politiques canadiens ont laissé tomber les Canadiens et l'environnement

Le gouvernement libéral n'a pas tenu ses modestes promesses ; les émissions de gaz à effet de serre sont à peine inférieures à celles de 2013 et ont été inférieures de 44 millions de tonnes aux engagements peu ambitieux que nous avons pris envers les Nations unies.  Les conservateurs, quant à eux, résistent même à ces modestes réductions.  Le NPD, qui fait campagne sur une promesse louable de protéger l'air, la terre et l'eau, n'a présenté au Parlement pratiquement aucune mesure concrète pour y parvenir.

Nous allons développer et nous battre pour un programme écosocialiste et unir les progressistes canadiens autour d'une transformation radicale et démocratique de l'économie et de la société et de leur relation avec la nature, en éliminant la dette, les sans-abri, le chômage, la pauvreté, les changements climatiques et la destruction de l'environnement, et en luttant de front contre la cupidité des entreprises.

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