Augmenter les salaires

Le Canada devrait :

  • Inscrire dans la loi un salaire vital national fédéral. Il sera fixé initialement à 20 dollars de l'heure à atteindre dans un délai de deux ans, pour tous les organismes du gouvernement fédéral, les sociétés d'État, les industries sous réglementation fédérale et toutes les sociétés qui font des affaires avec eux. Il sera indexé sur l'inflation et révisé périodiquement par la Commission nationale du travail. L'adoption d'un salaire de subsistance par les gouvernements provinciaux pour les employés non couverts par le salaire de subsistance national fédéral, sera encouragée par l'instauration de transferts fédéraux aux provinces à cette fin, sur le modèle des transferts de santé grâce auxquels l'uniformité des soins de santé est réalisée à l'échelle nationale.
  • Adopter une législation obligeant toutes les entités commerciales à maintenir un rapport de rémunération ne dépassant pas 10:1 entre les cadres et les employés.
  • Les peuples indigènes connaissent l'un des taux de chômage les plus élevés. Pour lutter contre le chômage des autochtones, le Canada devrait :
    • Aider à développer l'économie des nations indigènes de manière durable, sur la base d'un mélange entre les moyens de subsistance traditionnels et l'industrie moderne choisie par la communauté indigène concernée.
    • Prévoir des programmes spéciaux pour les populations indigènes urbaines afin de faciliter leur pleine participation à l'économie par une combinaison d'initiatives publiques et privées, avec une représentation indigène dans les conseils d'administration de ces programmes.
  • Modifier la législation fédérale sur les faillites, afin de donner aux créances des travailleurs pendant une faillite, la priorité la plus élevée parmi les créances sur les actifs de l'entreprise, y compris la priorité sur les créanciers privilégiés.
  • Amorcer une transition de l'actuel mosaïque inéquitable et loin d'être universel de pensions vers un Régime de pensions du Canada radicalement réformé qui inclut toute personne ayant dépassé l'âge de la retraite et réduit sa dépendance à l'égard d'investissements financiers et autres, socialement et moralement discutables, tant au Canada qu'à l'étranger. Il est essentiel que cela se fasse sans augmenter les cotisations des travailleurs. Un tel régime universel permettra de contrer les arguments contre les pensions qui proviennent naturellement des personnes sans pension. Les pensions universelles seront automatiquement transférables. Nous mettrons en place une commission nationale chargée de déterminer le rôle des gouvernements fédéral et provinciaux dans ce domaine et de garantir l'équité et l'égalité relative dans le versement des pensions.
  • Nous assurerons des garanties juridiques afin d'offrir des chances égales à tous les Canadiens, indépendamment de leur origine ethnique, de leur race, de leur culture, de leur religion ou de leurs convictions politiques. La discrimination doit être illégale.
  • Mettre en place une commission chargée d'examiner comment répartir le travail et ses récompenses de manière plus large en réduisant le temps de travail sans perte d'accès à un revenu suffisant pour vivre. Cela permettra de réduire le chômage, d'augmenter les loisirs pour une activité autonome et de poursuivre la tendance historique à traduire les augmentations de productivité en réduction du temps de travail. Cette tendance a fonctionné tout au long de l'histoire du capitalisme avant d'être interrompue au cours des dernières décennies. Nous encouragerons le partage de l'emploi.
  • Pour ceux qui ne sont pas couverts par les mesures proposées jusqu'à présent en matière de travail et de revenu, nous proposons un revenu de base garanti, géré par le biais du système fiscal et soumis à un contrôle des revenus. (Nous soutenons la politique actuelle du Parti Vert qui appelle à un revenu de base universel pour tous. Les recherches suggèrent toutefois que, même si cet objectif doit rester à long terme, notre approche, qui combine de nombreuses mesures, est plus réalisable politiquement et économiquement et est nécessaire de toute urgence dans le cadre du plan de relance de la pandémie).
  • Mettre en place un groupe de travail national visant à réduire la semaine de travail et le stress sur les lieux de travail.
  • Créer une commission de redéploiement de la main-d'œuvre pour recycler et redéployer les travailleurs licenciés en raison du développement ou des changements technologiques et économiques. Cette commission devrait travailler en étroite collaboration avec les établissements d'enseignement professionnel ou d'autres établissements d'enseignement supérieur.
  • Veiller à ce que le ministère du travail agisse comme défenseur, garant et protecteur des droits des travailleurs, et le cas échéant, contre les organisations d'employeurs et le reste du gouvernement.

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