Arnold Downey

  • L'équipe Dimitri lance la plate-forme d'équité

    Le Canada professe un engagement profond envers l'égalité et le multiculturalisme et s'engage, en vertu de sa Charte des droits de l'homme et du droit international, à respecter ces engagements.

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  • published Vers la Société Socialement Juste in Plate-forme 2020-09-23 22:01:50 -0400

    Vers la Société Socialement Juste

    Le Canada professe un engagement profond envers l'égalité et le multiculturalisme et s'engage, en vertu de sa Charte des droits de l'homme et du droit international, à respecter ces engagements. Malgré cela, les politiques néolibérales des dernières décennies et la pandémie ont fait reculer les luttes historiques pour l'égalité, la liberté et le respect. Elles ont accru les inégalités économiques et la pauvreté, et ont aggravé la discrimination, l'exclusion et les réactions de rejet des groupes en quête d'équité - femmes, Canadiens racialisés, 2SLGBTQIA+, personnes âgées, jeunes, migrants, malades mentaux et personnes à capacité différente. Les mesures de discrimination positive qui ne s'attaquent pas aux causes sous-jacentes des désavantages dont souffrent les groupes en quête d'équité ne font que les enraciner.

     

    Le Parti vert sous Dimitri s'engage à une transformation radicalement profonde et large qui touche tout le monde. Elle englobe :

     

    ● une gestion économique qui élimine la pauvreté et réduit les inégalités raciales; la représentation des groupes en quête d'équité dans toutes les institutions politiques, sociales et culturelles importantes;

    ● la fourniture publique, gratuite et accessible de services sociaux par un personnel qualifié et formé, entre autres, à la lutte contre la discrimination;

    ● l'élargissement des capacités de collecte de données pour soutenir les politiques fondées sur des données probantes et le suivi des performances;

    ● une réforme juridique pour renforcer la lutte contre la discrimination;

    ● des stratégies visant à mettre fin à la violence et à l'intimidation sous toutes leurs formes et dans tous les lieux;

     

    Document d'information complet sur notre plateforme d'équité, Vers la société socialement juste. (23 pages, anglais actuellement)

  • L'équipe Dimitri publie une plateforme économique

    Notre économie actuelle fait non seulement passer le profit avant les gens et garantit une spirale d'inégalités, mais elle est aussi la cause profonde de l'urgence écologique.

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  • Un système électoral proportionnel mixte (MMP) au Canada

    Le Parti vert dirigé par Dimitri fera campagne en faveur d'un système électoral proportionnel mixte (MMP) au Canada. 

    Lorsque les libéraux ont rompu leur promesse de mettre en œuvre la représentation proportionnelle (RP) après les élections de 2014, cela n'a fait qu'accroître le soutien aux relations publiques parmi les Canadiens. Un sondage Angus Reid de 2019 a révélé que 69% des Canadiens appuient un tel système, avec une majorité dans tous les partis et toutes les régions. Ils veulent remplacer les résultats électoraux iniques, la politique acrimonieuse, et la discontinuité contre-productive de la politique par une représentation proportionnelle, des processus politiques raisonnables, et une stabilité politique. 

    Le MMP est utilisé en Allemagne et en Nouvelle-Zélande. De plus, le MMP a été à la fois recommandé par la Commission du droit du Canada de 2004 et aussi par plusieurs commissions provinciales. 

    Le système MMP que nous recommandons implique deux votes, l'un pour un député de circonscription élu par le système du scrutin majoritaire à un tour existant et l'autre pour un candidat sur les listes ouvertes des partis dans chaque province, en utilisant la méthode du complément. Ce système combine la proportionnalité, le choix des électeurs parmi les candidats de circonscription et de liste de parti, la représentativité provinciale et la représentation des circonscriptions. Les Canadiens trouveront ce système facile à comprendre et il pourra être mis en œuvre sans révision majeure des circonscriptions électorales du Canada. 

    La question de la réforme électorale exige un leadership politique et c'est une question à laquelle je donnerai la priorité si je suis élu à la tête du parti. 

    Cela dit, le choix et la conception d'un nouveau système électoral appartiennent aux citoyens. Les politiciens sont en conflit d'intérêts lorsqu'il s'agit de réforme électorale et il faut trouver des moyens de dépasser les considérations partisanes. Les référendums échouent à cet égard pour un certain nombre de raisons et sont le plus souvent utilisés pour torpiller la réforme électorale dès le départ. La position du Parti vert, que je soutiens, est que, quels que soient le ou les partis qui forment le gouvernement, la question de la réforme électorale doit être soumise à une assemblée de citoyens délibérante et représentative. 

    Puisque le parti vert a toujours été favorable à la réforme électorale et à la représentation proportionnelle, un gouvernement vert aura le mandat de procéder à sa mise en œuvre sans référendum. Nous pensons que notre option obtiendra le soutien d'une majorité de Canadiens, tous partis et provinces confondus.

  • L'équipe Dimitri lance la plate-forme economique

    Notre économie actuelle fait non seulement passer le profit avant les gens et garantit une spirale d'inégalités, mais elle est aussi la cause profonde de l'urgence écologique. L'économie et l'écologie sont inextricablement liées. Pour réparer notre relation avec la terre, nous devons arracher le pouvoir aux entreprises privées et soumettre l'économie à un contrôle démocratique afin qu'elle réponde aux besoins humains sans dépasser les limites de notre planète. La vision d'un bien-être vert et équitable décrite ici constitue la base sur laquelle repose notre plan d'action pour « répondre à l'urgence écologique ».

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  • Accès à la justice

    En 2015, Beverly McLachlin, qui était alors la juge en chef du Canada en 2015, a déclaré qu’il y avait une crise au niveau de l’accès à la justice à l’échelle du pays. (Voir [1])

    Le coût de la représentation légale est énorme et va au-delà des moyens financiers de beaucoup de Canadiens. En 2015, la moyenne nationale du prix pour un procès de deux jours est passée au-delà des 30 000 $. Les coûts n’ont pas diminué depuis, et dans certains cas, ont même augmenté. (Voir [2])

    Puisque le coût de la représentation légale est exorbitant, de plus en plus de Canadiens doivent se représenter eux-mêmes devant la cour, ce qui pose un grand risque quant au respect de leurs droits et de leur bien-être psychologique.

    De plus, comme la pauvreté au Canada est genrée et racialisée, les femmes et les autres communautés vulnérables en sont d’autant plus touchées, car l’aide juridique est habituellement réservée aux cas de justice criminelle.

    Par ailleurs, la difficulté d’obtenir une représentation légale fait en sorte que des femmes décident de rester dans des relations abusives et qu’elles continuent d’être soumises au harcèlement ou à d’autres formes de discrimination au travail. (Voir [3])

    La violence conjugale a augmenté durant la pandémie de COVID-19. Les femmes doivent avoir accès à la justice, et ce, surtout dans le domaine de la justice familiale. Par contre, les femmes défavorisées sont les moins aptes à pouvoir se payer les frais d’un avocat. Même les avocats en droits familiaux ayant peu d’expérience vont soumettre des factures d’environ 200 $. (Voir [4])

    Sans accès à une représentation juridique abordable et compétente, les individus ne peuvent pas se retrouver dans les méandres du système de justice civile. Bien que de nombreuses solutions aient été envisagées, celles-ci demeurent inadéquates sans un apport de fonds additionnels dans le système. (Voir [5])

     

    Par conséquent le Canada devrait :

    • Mettre en vigueur une taxe “Accès à la justice” pour toutes sociétés litigantes, équivalant à 1 % des dommages et intérêts récupérés dans le cadre d’un litige (par un jugement ou au moyen d’un règlement). Les revenus générés par cette taxe seraient entièrement utilisés pour financer la représentation légale des individus qui en ont besoin (en particulier pour le droit de la famille) et qui n’en ont pas les moyens.
    • Mettre en vigueur une deuxième taxe “Accès à la justice” pour tous les membres du corps juridique équivalant à 5 % de leur revenu net de leur pratique de droit au-delà du revenu médian actuel au Canada. Comme ci-dessus, les revenus générés par cette taxe seraient entièrement utilisés pour le financement de la représentation légale des individus qui n’ont pas les moyens de payer des frais d’avocats.
    • Adopter une loi qui exige à tous les avocats qui pratiquent le droit devant les cours, les tribunaux et les agences réglementaires fédérales canadiennes de consacrer un minimum de 100 heures par année, de services juridiques pro bono pour les canadiens démunis et à faible revenu.
    • Faire en sorte que les femmes soient assurées d’une représentation judiciaire, en particulier les femmes qui tentent d’échapper à la violence conjugale, en étendant le champ d’application des services d’aide juridique et en assurant les services d’un avocat au besoin.
    • Procéder à d’autres mesures immédiates afin de réduire les coûts, les complexités administratives et les délais occasionnés par le système du droit de la famille au Canada, un domaine du droit qui est de juridiction fédérale et provinciale.

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    [1] https://www.scc-csc.ca/judges-juges/spe-dis/bm-2015-08-14-eng.aspx
    [2] https://www.canadianlawyermag.com/surveys-reports/legal-fees/the-going-rate/269815
    [3] https://www.leaf.ca/leaf-files-submission-to-the-law-society-of-ontario-access-to-justice-consultation/
    [4] https://www.canadianlawyermag.com/staticcontent/AttachedDocs/CL_Apr_18_LegalFeesSurvey.pdf
    [5] http://www.justicedevelopmentgoals.ca/sites/default/files/canadajdg_report19_en.pdf

  • Le droit international

    Trop souvent, le droit international passe après les intérêts politiques. Pour créer un ordre international juste et qui soit basé sur le droit, on doit éliminer les lacunes et les exceptions qui empêchent l’application correcte du droit international à travers les frontières. Le gouvernement du Canada devrait :

    • Légiférer pour octroyer aux cours canadiennes la juridiction nécessaire pour poursuivre les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
    • Éliminer toute exigence d’approbation au niveau du conseil des ministres pour la poursuite des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
    • Modifier les lois canadiennes en matière de droits de la personne et d’environnement, afin de garantir aux victimes d’abus par des filiales d’entreprises canadiennes le droit de poursuivre en justice les entreprises mères canadiennes dans les cours canadiennes.

     

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  • Tenir les compagnies responsables

    Au Canada, le système judiciaire tient les grandes sociétés privées à des standards de justice beaucoup plus laxiste que les citoyens ordinaires. Parce que les grandes sociétés privées coordonnent en grande partie de l’activité productive du Canada, particulièrement en ce qui concerne l'extraction de ressources naturelles, si l’on ne les tient pas responsables de leurs actions, des violations régulières des droits et règlements sont inévitables. En cas de violation, ce sont les gens ordinaires qui souffrent.

    Le Canada devrait donc:

    • Interdire les accords de poursuites suspendues, pour les sociétés ainsi que pour leurs directeurs et administrateurs.
    • Faire en sorte que les compagnies soient tenues responsables de la dégradation de l'environnement. Par exemple, voir [1].
    • Réglementer la vente de logiciel espion par des entreprises canadiennes à des régimes qui violent les droits de la personne.
    • Réglementer l’utilisation croissante des logiciel espion au Canada, notamment contre des défenseurs des droits de la personne et des journalistes. (Voir [2] et [3])
    • Limiter les programmes de traçage relatifs à la santé publique, tels que le traçage du COVID-19 en excluant les entreprises de logiciel espion qui participent à des violations des droits de la personne, car ils nous ont ainsi démontré ne pas être fiables. (Voir [4])
    • Suspendre la vente d'armes canadiennes à l'Arabie saoudite. (Voir [5])

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    [1] https://www.cbc.ca/news/politics/environment-commissioner-julie-gelfand-disturbing-climate-change-1.5081027
    [2] https://citizenlab.ca/2018/09/hide-and-seek-tracking-nso-groups-pegasus-spyware-to-operations-in-45-countries/
    [3] https://www.theguardian.com/world/2020/jan/16/israeli-spyware-firm-nso-hacking-case
    [4] https://www.bbc.com/news/health-52134452
    [5] https://takeaction.amnesty.ca/page/35358/action/1?gclid=EAIaIQobChMI3YS7pOeV6gIVirbICh2POwKOEAMYASAAEgIsR_D_BwE

  • Le SCRS, la surveillance et la vie privée

    En ce qui concerne la vie privée, la relation entre le gouvernement et la population est à l’envers. Les gens ont le droit à la vie privée, mais sont de plus en plus soumis à la surveillance et aux intrusions. Les gouvernements devraient être transparents, mais ils deviennent de moins en moins transparents en adoptant des technologies de surveillance et la surveillance de données, y compris dans la réponse à la pandémie du coronavirus (voir [1])

     

    Le Canada devrait :

    • Garantir les droits à la vie privée face à la surveillance numérique et la surveillance des données (voir [2]) et les mettre en vigueur de façon véritable.
    • Interdire la surveillance routinière des manifestantes. Les Canadien.ne.s qui manifestent contre le gouvernement ne devraient pas être traités comme une menace à la sécurité par le simple fait de manifester.
    • Interdire le partage des informations privées sur le manifestant.e.s ou les employé.e.s des ONG avec l’Office national de l'énergie ou d’autres organisations qui n’ont aucun droit à ces informations.
    • Modifier la loi gouvernant le SCRS pour que le SCRS soit soumis aux exigences de respect des droits légaux des individus tout comme le sont les services de police.
    • Comme c’est le cas pour la GRC, imposer au SCRS des vérifications internes en matière des droits de la personne et des droits à l’équité. Si le SCRS est biaisé et incapable de faire respecter les droits de la personne au sein de ses propres rangs, il ne sera jamais capable de respecter les droits de la personne et les droits de la diversité quand il remplit ses fonctions (voir [3]).

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    [1] https://ccla.org/coronavirus-update-data-surveillance/
    [2] https://iclmg.ca/digital-surveillance-covid-19/
    [3] https://theconversation.com/why-charging-incels-with-terrorism-may-make-matters-worse-139457

  • La réforme des nominations judiciaires

    Le premier ministre et son exécutif ont trop de pouvoir dans la nomination des juges sous le processus actuel.

    Le pouvoir judiciaire doit refléter la composition du peuple canadien du point de vue du genre, des ethnies et des classes, mais ce n’est pas le cas présentement. Il n’y a pas de considération suffisante de diversité de la population au-delà du genre (pour la répartition des nominations par genre voir [1]). C’est que tout récemment, en 2012. que le premier Noir canadien (L’Honorable Michael Tulloch) a été nommé à la Cour d’appel de l’Ontario.

    En 2018-2019, il y eu 86 nominations de juges aux cours supérieures par le gouvernement fédéral, mais seulement deux d’entre eux étaient autochtones et seulement quatre étaient des personnes issues de communautés racialisées. Aucun juge vivant avec un handicap ni LGBTQ+ n’a été nommé (voir [2]).

    De plus, il n’y a jamais eu de nomination d’une personne autochtone à la Cour suprême du Canada en dépit de l’existence de nombreuses candidatures qualifiées.

    Le Canada devrait :

    Nommer une personne autochtone à la Cour suprême à la prochaine occasion qui se présente.

    • Conserver des statistiques plus détaillées sur la diversité des nominations judiciaires, en y ajoutant les statistiques sur les groupes identifiés comme racialisés, autochtones, personnes en situation de handicap et LGBTQ+.

    • S’assurer que les personnes qui participent au processus de nominations judiciaires aient une expertise avérée en matière d’équité, de diversité, et d’inclusion, y compris sur le biais implicite.

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    [1] https://www.fja.gc.ca/appointments-nominations/judges-juges-eng.aspx
    [2] https://www.fja.gc.ca/appointments-nominations/StatisticsCandidate-StatistiquesCandidat-2019-eng.html

  • Réforme du système des prisons et de libération conditionnelle.

    Les communautés autochtones et autres communautés racialisées sont incarcérées de manière excessive et traitées inéquitablement dans les systèmes pénitenciers.

    En janvier 2020, la Commissaire du service correctionnel révélait que plus de 30 % des détenus dans les prisons canadiennes sont indigènes – alors que les Autochtones ne constituent généralement que 5 % de la population en général. De 2005 à 2015, le nombre de détenus de race noire dans les prisons fédérales canadiennes a augmenté de 69 %.

    Plusieurs experts sonnent l’alarme depuis de nombreuses années. Par exemple, en 2017 la Société John Howard a fait part de ce qui suit :

    “La proportion dans laquelle les Noirs et les Autochtones sont surreprésentés dans les institutions correctionnelles du Canada est similaire à celle des Américains d’origine africaine aux États-Unis. Les personnes de race noire sont surreprésentées à plus de 300 % dans les prisons fédérales par rapport à leur population. Chez les Autochtones, le taux de surreprésentation est près de 500 %. Nous retrouvons les mêmes disparités dans les prisons provinciales. En Nouvelle-Écosse les Noirs représentent 2 % de la population, cependant 14 % sont des détenus. Au Manitoba les Autochtones constituent 16 % de la population, mais en revanche, 70 % sont des détenus. En Alberta le nombre d’Autochtones est de 6 % dans la population, mains 39 % sont des détenus. En outre, ces disparités continuent de s’aggraver, et non de s’améliorer.” (Traduit de l’anglais.)

    ...

    "Une fois rendus en prison, ces groupes minoritaires sont soumis à des mesures disciplinaires, et ne sont par la suite possiblement pas mis en libération conditionnelle. Les peuples autochtones constituent environ 21 % des détenus fédéraux et moins de 14 % de ceux-ci sont mis en libération conditionnelle, ce qui représente une sous-représentation de
    50 %."

    Au lieu de résoudre le problème au niveau des inégalités du système pénal canadien, le présent Gouvernement a contribué à sa détérioration. De ce fait, il n’a rien fait pour réglementer le développement du “prétendu” système logiciel prédictif qui se propage à travers le système de justice pénale ainsi que dans différents domaines de Droit. Tout cela, sans bien comprendre comment de tels systèmes peuvent facilement perpétuer les inégalités et les injustices. (Les systèmes logiciels prédictifs sont des systèmes qui prétendent prévoir qui est susceptible de recommettre un délit. De telles technologies peuvent cacher et contribuer à la distorsion des faits.) Tel qu’indiqué par le Commissionnaire du Droit de l’Ontario : (voir 1)

    "Essentiellement, il n’existe aucun encadrement légal au Canada qui orienterait l’utilisation de ces technologies ainsi de leurs liens à l’égard des droits fondamentaux et la Loi elle-même, envers l’équité dans le secteur administratif, les droits de la personne et la transparence du système judiciaire."

    Afin d’adresser les inégalités dans le système pénal, le Canada devrait faire ce qui suit :

    • Exiger, dès le début d’une incarcération, que les autorités des services correctionnels élaborent un plan individuel de réhabilitation (PIR) qui serait élaboré selon les besoins et les circonstances individuels de chaque détenu. Chaque PIR serait soumis à une évaluation périodique, menée par une autorité indépendante dans le but d’en assurer son efficacité et sa réalisation.
    • Bannir l’utilisation du système de logiciel prédictif jusqu’à ce que l’on ait fait preuve de sa diligence en matière d’équité et de justice pénale, et s’assurer que ce système ne contribue en aucune façon à perpétuer la discrimination raciale et les autres formes d’inégalités. (voir 2)
    • Établir un cadre légal de réglementation qui guiderait l’utilisation de ces technologies afin d’assurer qu’il n’y ait aucune violation des droits de la personne. · Donner suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation en ce qui concerne le système pénal, incluant les demandes de financement, les sanctions communautaires et autres alternatives réalistes, plutôt que l’incarcération. (voir 3)

    Notre système judiciaire est basé sur l’exécution des peines plutôt que la réhabilitation. Par contre, la réhabilitation a pourtant démontré qu’elle a fait ses preuves et qu’elle peut réduire le nombre de délinquants et de ce fait, contribue à la sécurité publique. Donc le Canada devrait :

    • Exiger l’établissement d’une réglementation qui assurerait que le système judiciaire canadien soit guidé par les principes suivants : que la prison devienne une mesure de dernier recours et que les peines de prison à long terme soient réservées aux délinquants les plus graves et irréductibles.
    • Éliminer les peines obligatoires.
    • Assurer que la réhabilitation, et non les sanctions pénales, soit le principe directeur quant aux peines à imposer et à la gestion du système pénal.
    • Interdire la réclusion des détenus, car cela constitue un acte de torture. (voir 4)

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    [1] La prise de décision automatisée et l’intelligence artificielle (IA), page 4, https://www.lco-cdo.org/wp-content/uploads/2019/11/LCO-Crim-AI-Background-Package.pdf

    [2] Voir également https://www.lco-cdo.org/wp-content/uploads/2019/11/LCO-Crim-AI-Background-Package.pdf

    [3] Voir les paragraphes 25-42 de ‘Appel à l’action’ - Calls to Action: http://trc.ca/assets/pdf/Calls_to_Action_English2.pdf

    [4] Pour une mise à jour sur les développements y compris les critiques envers la législation incriminée, qui mettrait fin à la réclusion, voir la date à jour de l’aperçu, Déc. 1, 2019 : https://theconversation.com/the-end-of-solitary-confinement-in-canada-not-exactly-124679#:~:text=As%20of%20Dec.,Sort%20of.&text=The%20act%20eliminates%20administrative%20and,also%20known%20as%20solitary%20confinement.

  • Réforme de la police et des poursuites

    Les communautés autochtones et racialisées au Canada sont trop surveillées. De plus, la police recourt trop souvent à la force et emploie fréquemment une force excessive.

    Les communautés racialisées et celles qui vivent à un statut socio-économique inférieur sont arrêtées et brevetées de manière disproportionnée « au hasard ». Non seulement ces arrêts sont arbitraires, mais les informations collectées ne sont pas bien réglementées. Les forces de police partagent ces informations sans respecter correctement les intérêts des personnes qui sont arrêtées en matière de respect de la vie privée et sans la prudence nécessaire pour garantir que les informations ne sont pas utilisées de manière inappropriée. (Voir [1]).

    Notre système de police traite des symptômes d'un comportement criminel et non des causes profondes. En recentrant nos ressources et nos efforts sur la lutte contre les causes profondes de la criminalité, nous pouvons en fin de compte créer une société dans laquelle la police est inutile et peut être abolie.

    Étant donné que les services de police au Canada sont gérés aux niveaux fédéral et provincial, le gouvernement fédéral doit agir dans les domaines où il a le pouvoir d'opérer des changements. Cela signifie principalement la GRC.

    Le Canada devrait

    • Sur cinq ans, réduire le financement de la GRC par 50% et réaffecter ces fonds à des initiatives et à des systèmes qui permettent aux collectivités de promouvoir leur bien-être et de prévenir la violence avant qu'elle ne dégénère. Cette réaffectation des fonds est particulièrement importante dans les communautés marginalisées où les services de police sont disproportionnés.
    • Instituer une interdiction nationale de carter et interdire à la GRC et au SCRS de recevoir ou d'utiliser les informations obtenues grâce à carter.
    • Renforcer la surveillance civile de la GRC en exigeant que la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes (CCETP) divulgue ses rapports dans tous les cas où le plaignant et les témoins de l'inconduite présumée de la GRC consentent à la divulgation.
    • Obliger le CCETP à suivre et à divulguer des données annuelles sur l'origine raciale des plaignants.
    • Rendre les recommandations du CCETP exécutoires, afin que la GRC n’ait plus le pouvoir de ne pas tenir compte des recommandations du CCETP.
    • Effectuer une vérification externe des droits de la personne de la GRC chaque année pour assurer des progrès par rapport aux indicateurs des droits de la personne. Le but de cette vérification serait d'appuyer le changement culturel au sein de la Gendarmerie et de prévenir tout harcèlement et toute discrimination de la part de la GRC, tel que détaillé dans le règlement du recours collectif de Merlo Davidson. La GRC a recherché plus de 50 millions de dollars de financement supplémentaire pour payer ce seul recours collectif. Cet argent aurait été mieux dépensé au service des communautés que de payer des décennies de harcèlement et de violations des droits de la personne. (Sur la demande de budgets, voir [2]. Sur le règlement, voir [3].)
    • Exiger des forces de police qu'elles recrutent équitablement, afin que les forces reflètent la race, l'orientation sexuelle et la composition par sexe de la population qu'elles servent, et veiller à ce que les formateurs soient des experts des principes et des pratiques en matière d'égalité, de diversité et d'inclusion.
    • Surveiller la prise de décision des poursuites en matière de préjugés et de vision tunnel pour décider des infractions à poursuivre. Cela peut être fait, en partie, en introduisant un « défenseur de la pensée contraire » au sein des bureaux des procureurs de la Couronne reconnus par les Services des poursuites pénales du Canada. (Voir [4].)

    Pour veiller à ce que les services de police canadiens soient démilitarisés et passent à des approches policières non violentes, le Canada devrait:

    • Instituer un important programme de formation aux services de police non violents, visant à accroître la fiabilité des forces de police au sein des communautés qu'elles desservent.
    • Examiner les méthodes et les manuels de formation de la GRC pour s'assurer qu'ils n'encouragent pas le recours à la force, en particulier la force potentiellement mortelle.
    • Revoir les pratiques d'embauche pour s'assurer que les recrues ont les compétences nécessaires pour résoudre les problèmes sans recourir à la force.
    • Interdire les exercices de formation contre-productifs entre la police canadienne et les forces de police étrangères qui ont des antécédents d'atteinte aux libertés civiles ou aux droits de la personne. REVENIR À PLATE-FORME

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    [1] https://www.mcscs.jus.gov.on.ca/english/Policing/StreetChecks/ReportIndependentStreetChecksReview2018.html#part_I

    [2] https://www.canada.ca/en/department-national-defence/corporate/reports-publications/proactive-disclosure/vac-estimates-budget/rcmp-estimates-budget.html

    [3] https://merlodavidson.ca/en/rcmp-settlement/the-agreement/

    [4] https://www.ppsc-sppc.gc.ca/eng/pub/is-ip/ch2.html#ch2_4

     

  • L'équipe Dimitri lance la plate-forme justice

    En théorie, les Canadiennes sont égaux en droits. En pratique, ils ne le sont pas. 

    L'équipe Dimitri publie le chapitre sur la réforme de la justice de notre plate-forme de campagne. 

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  • L'équipe Dimitri lance une plate-forme sur les droits des travailleurs

    Le monde du travail a changé. Les droits des travailleurs, tant individuels que collectifs, se sont détériorés; des emplois de qualité ont été remplacés par des emplois précaires et à temps partiel avec peu d'avantages et pas de retraite; et les grandes entreprises s'attaquent aux petites entreprises et aux travailleurs.

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